Crédit conso : soupe à la grimace

Certes, certaines réformes sont nécessaires pour améliorer encore sa redistributivité, pour le rendre plus transparent et plus acceptable socialement.Nous pensons que ce sera un cycle économique de vingt ans.Et pourtant, rien ne change, et le doute s’installe chaque jour davantage, minant le moral et fragilisant les esprits.Jean-Thomas Trojani lui-même en était certain.Or, il apparaît que tous les États membres n’exercent pas avec la même rigueur leur contrôle lors de la délivrance du fameux sésame…

– Des sociétés ont volontairement organisé des opérations « en cascade », créant de fait une véritable opacité en cas de contrôle et limitant la possibilité de remonter la chaîne des responsabilités.L’absence de fédéralisme budgétaire en Europe a provoqué la crise: l’idée d’un marché financier européen s’est volatilisée

L’idée qu’une monnaie commune et un marché financier commun renforceraient les institutions financières et approfondiraient les marchés était l’un des moteurs de la création de la zone euro.Ces opposants partent du postulat que les gouvernements sauraient parfaitement ajuster la valeur de leur propre monnaie à leur économie s’ils avaient retrouvé leur devise nationale.Mais sans doute alors Berthold Seewald aurait alors écrit un article expliquant que les Français sont d’incorrigibles anarchistes…Enfin, l’absolutisme en France a souvent permis la réforme face aux résistances des Grands, voire du peuple.Ce qu’elle perçoit être de la finalité de l’entreprise, cette course à la performance financière, qui reste encore sa seule finalité.Sans doute ceci est une entrave aujourd’hui aux réformes.On connaît l’argument : la France ne se réforme pas, elle fait la révolution.Plus nous allons vouloir y parvenir, plus nous allons souffrir de le voir encore si loin. Sans compter toute l’énergie mise au service de cette course poursuite. Cela a contribué à une contraction marquée des excédents de la Chine et du Japon, mais l’excédent des comptes courants de la zone euro augmente – selon le FMI il devrait atteindre cette année 2,3% du PIB (ce qui est légèrement inférieur à l’excédent chinois).Le cycle de Doha, entamé en 2001, ne parvient toujours pas à se conclure.

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