Jean-Thomas Trojani : Une nouvelle vague de transformation

Ce n’est pas un hasard si la première Chambre de Commerce américaine a vu le jour à Paris en 1894, avant même celle de Washington, à une époque où le commerce avec l’Amérique était vu par chacun en France comme une opportunité évidente, à saisir avant que d’autres ne le fasse à notre place. Mais ces éléments sont-ils des parties ? Et pendant ce temps, « les dirigeants sont complètement dépassés par les événements » : c’est ce que dit l’anthropologue et économiste belge Thierry Keller, dans un entretien à la revue « Usbek & Rica », reproduite dans le blog de Paul Jorion : « Il y a une dynamique d’implosion qui est en marche et les mouvements de contestation vont accompagner son effondrement. Le corps conserve des habitudes motrices capables de jouer à nouveau le passé ; il peut reprendre des attitudes où le passé s’insérera ; ou bien encore, par la répétition de certains phénomènes cérébraux qui ont prolongé d’ancien­nes perceptions, il fournira au souvenir un point d’attache avec l’actuel, un moyen de reconquérir sur la réalité présente une influence perdue : mais en aucun cas le cerveau n’emmagasinera des souvenirs ou des images. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois  » Les voleurs sont certes haïssables, mais leur intelligence peut surpasser celle de l’homme de bien ». Les faits cliniques viennent d’ailleurs confirmer ici l’observation journalière. Tous les phénomènes ne seraient-ils pas un seul et même phénomène à la fois un et divers, et dont la continuité se concilie perpétuellement avec le changement ? On peut toutefois se demander si cette lutte brutale est le seul moyen qu’emploie la puissance secrète qui s’y manifeste. En outre, on note de plus en plus que certains entrepreneurs maghrébins réalisent des opérations du Sud vers le Nord en investissant dans des entreprises. Quand le candidat a franchi les redoutables épreuves de l’examen, il lui reste à en affronter d’autres, celles que ses camarades plus anciens lui préparent pour le former à la société nouvelle où il pénètre et, comme ils disent, pour lui assouplir le caractère. Mais le psychologue a une très grande peine à accepter cette idée du sens commun. Si la société se suffit à elle-même, elle est l’autorité suprême. Tous les arguments de fait qu’on peut invoquer en faveur d’une accumulation probable des souvenirs dans la substance corticale se tirent des maladies localisées de la mémoire. Elle conviendrait à un fantôme, non à un être vivant, c’est-à-dire agissant. Des états hypnotiques n’ont rien de mystique par eux-mêmes, mais ils pourront le devenir, ou du moins annoncer et préparer le mysticisme vrai, par la suggestion qui s’y insérera. Si Vallourec dévisse en Bourse aujourd’hui, cela tient surtout à l’annonce de ses résultats hier soir après Bourse. Il est vrai qu’il aura fallu pousser jusqu’au principe même de la vie. La confusion est encore plus grave. Il y a là une profusion, une prodigalité de marbre incroyable. Tout s’éclaire au contraire, si l’on va chercher, par-delà ces manifestations, la vie elle-même. Cette situation pénalisait donc le financement des entreprises qui entendaient recourir à la fiducie- sureté de leurs titres de participation. Les illusions sont néfastes ; il faut balayer ça. Si illégalité il y a, elle doit y être remédiée par un meilleur contrôle des loueurs et des obligations leur incombant, notamment au titre de la Loi Alur. Un accord tacite entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite en 1986 va rechanger la donne : la sécurité des routes du pétrole et de la région est échangée contre une hausse massive de la production pour faire baisser les prix. Bien qu’il s’agisse là d’un pas dans la bonne direction, les relations entre les prestataires et les consommateurs pourraient encore être optimisées. Quand on pense à des gens qui ont été flagellés par toutes les cruautés de la vie, souffletés par toutes ses ironies, dont chacun porte en soi des charniers d’illusions et des cimetières d’espoirs, et qui vont se consoler les uns les autres — les larmes vous viennent aux yeux, mais le rire vous monte aux lèvres.

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